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lickitbackfanzine
Description du blog :
Version en ligne du fanzine Lick it Back. Oi! -skinhead reggae- underground propaganda
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Blog Paranormal
Date de création :
18.06.2006
Dernière mise à jour :
31.10.2009

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super ça fait plaisir de relire ce bouquin, c'était le temps où soral écrivait encore des trucs drôles ......
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merci mille fois pour le lien! des années de galère ont pris fin ce jour ;) longue vie à ton blog...
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c'est les déchiens du reggae ?...
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pas déçu de cet album ! beau livret, zique super, c'est du bon explorerz...
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Oi! Oi! Reggae !

Oi! Oi! Reggae !

Publié le 07/02/2009 à 12:00 par lickitbackfanzine
Oi! Oi! Reggae !
J'en ai ma claque de cette mode actuelle : le copié-collé skinhead reggae ! Je constate en discutant ici ou là que pas mal d'amateurs de skinhead reggae, que j'appellerais "puristes du copié-collé" sont aussi fermés d'esprit qu'un fondu de la vague rockabilly authentique. Et ouais toto, qu'attend un amateur lambda de skinhead reggae d'un groupe actuel de skinhead reggae ? Et bien du skinhead reggae bien sûr, quelle question ! Mais surtout en version copié-collé ! Ni plus ni moins ! Et attention, il ne faut surtout pas sortir des rails ! Dans ce petit monde où tout se ressemble, (on est dans le trip ou on l’est pas), il est finalement plutôt normal que les groupes se ressemblent ! et ça se gêne pas pour s'entrepomper de l'Espagne à l'Allemagne, des USA à Paris ... Mais là où c’est con c’est quand tu vois des snobinards rejeter systématiquement celui qui s’éloigne du fameux mythe 69 reggae ! Ne niez pas, tout est copié-collé ! à commencer par le son ! (et c’est pas toujours réussi d’ailleurs, on ne s’improvise pas Coxsone Dodd en utilisant des vieux micros !). Les pochettes de disques aussi sont du même acabit, copié-collé de A à Z : souvent une jeune femme noire fagotée façon fin 60’s avec mini-skirt et go-go boots (la blacksploitation continue ! - et moi-même j'en ai usé ! c'est tellement pratique ! et je vais continuer...). Et ce clônage va même jusqu’à la police d’écriture qui doit rester dans les normes du genre ! Avouez-le, les flyers de soirées -soul-skinhead reggae- sont pompés les uns sur les autres, sur fond de galettes-labels-rarities. Je respire skinhead reggae, je vis skinhead reggae (à prononcer façon Sochau « la Peuj » pour ceux qui ont vu l’émission) mais j’ai plus de plaisir à écouter les vieux skeuds qu'à écouter les spécialistes actuels du copié-collé. C’est pour ça que je chronique peu de groupes skinhead reggae actuel. Et c’est pour ça aussi qu’il y en a plein dont je ne parle pas (ça ne leur manque pas). Attention, je respecte le musicien, le gars qui a joue dans un groupe avec ses tripes, mais en ce moment j’en ai ma claque du copié-collé. A ceux qui m'objecteront qu'il faut quand même des ingrédients typiques pour faire ce style, je dirai ok, y a des règles du genre, mais une certaine ouverture n’est pas pour me déplaire, sinon ça se mord la queue, et on tombe dans le cliché, la caricature. Pendant la période early reggae t'avait quand même beaucoup de trucs bien différents les uns des autres.
Y a un autre truc qui me fait marrer, c'est ce phénomène de suiveurs. C'est dingue cet effet de modasse. Des groupes sont à la mode du jour au lendemain, d'autres tombent en disgrace. Va savoir comment ça fonctionne les modes. Les soirées disques ? Les téléchargements ? Les myspace ? Les fanzines ? Ne me dis pas qu'ils parlent tous des mêmes groupes en même temps ! Ou alors ça devient de la stratégie marketing ! Dans la Oi! aussi y a ce truc là, en ce moment c'est la guitare pas trop saturée comme dans le premier Skrew. Pourquoi pas, moi ça me va. Des petits courants sont à la mode. Exemple: le turbo ska teuton fin des 80's, complètement dénigré par la suite, le ska sixties, à la fin des 80-90's (Ska Flames, Determinations, Hepcat, ASPO, Rude Boy System etc. ...), puis le skinhead reggae, qui est venu petit à petit (d'abord les précurseurs, les 100men, et j'en passe, pour arriver aux Upsessions etc ...) et ensuite le funk-soul-skinhead reggae (Aggronauts, Aggrolites, Aggrovels, Aggrobeats, Aggroland, Aggrozob & Cie, c'est pas que j'aime pas ma bonne dame mais ... enfin bref, heureusement qu'ils font de la bonne musique !). Bref, ça sera quoi le prochain courant ? Le reggae'n'Oi! simple et aggressif façon trio ExplorerZed (y a peu de chances !) ou le ska latinos façon Yeska ? Va savoir ... Je crois que la northern dans le ska revient en force aussi. Et pourquoi pas un grand mouv' yedish ska ou YENISH SKINZ !
Dans tout ce méli-mélo y a quand même des gonz qu'arrivaient à tout faire ! Et ça c'est la classe ultime (Intensified, Malarians, Two Tone Club ...).
Et Myspace ! Hilarant ! Ils se ressemblent tous ! Tu mets deux plombes à les ouvrir, t'en as déjà marre avant d'avoir découvert la page complète. Là où c'est pratique c'est quand tu débutes: un petit morceau enregistré en répète, un max de promo à grand coups de photoshop, et tout ça fait très pro. Même débutant tu peux jouer la vieille école ! Extra ! Pourquoi s'en passer !
Y a aussi un truc qui me tue: le téléchargement. Trop trop trop ! C’est vraiment trop ! Je dis pas que ça m'arrive jamais d'aspirer quelques trucs. Mais y a de l'abus. Comment peut-on assimiler cette culture en téléchargeant la totale en une soirée ! Jamais tu pourras écouter tout ça toto ! Si c’est pour survoler, passe ton chemin ! Faut la sentir cette musique, faut pas qu’elle glisse, faut pas que ça soit juste là parce que t’as les cheveux zéra, faut qu’elle te prenne les tripes. Je fais partie de cette vague qui a galéré pour dégotter le moindre 45t de vieux ska-reggae et qui a surtout connu les k7 réalisées par des fanzines. Y avait aussi une question de moyens ! Ceux qui allaient souvent en Angleterre revenaient soit complètement bourrés, soit complètement bourrés ET complètement fauchés mais avec quelques disques en main. De quoi alimenter un mythe. Maintenant, tu click skinhead reggae et dans la minute t’as plus de choix que nous en deux décennies ! Et t’as toujours un clampin qui vient de découvrir ça, qui est à fond dedans, et qui va t’expliquer le bidule des hardmods que je sais pas si c’est là l’essentiel du trip ! Hilarant ! Alors c’est pas un blanc bec sorti de l’école normale Du Skinhead Reggae façon emule ou façon Copié-Collé qui va m’apprendre ce que c’est qu’un disque de Pama ou Camel et me reprocher d’écouter Skinkorps entre Madness et Prince Buster !

Bande son: un des meilleur morceaux de tous les temps ! A mettre à fond et en boucle.
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Ben SOLOT le 07/03/2009
houlala ! Qu'est ce qui ce passe ici ??? y'a t-il un conflit de génération OldSchool VS Jeune trouduc skinhead internet purist of MP3 ??? t'énerve pas, les temps change, c'est comme ça... Comme me disait Marina l'autre jour : "T'énerve pas Ben, t'es plus dans l'coup c'est tout"... Putain c'est dure la vie...


Franz le 07/03/2009
T'es dans le vrai Ben Solot, , d'autant plus qu'il y a des trucs plus graves dans la vie ... ("ah, j'me suis fais fout' dehors")
http://lickitbackfanzine.centerblog.net/.centerblog.net


Jeune scarabée le 08/04/2009
Oui au Yenish skinz'Oi!ExploseurZ Reggae, et non au personnage horrible de ton image!


Ratukovski Abdelkader le 22/04/2009
Le rouleau compresseur stalinien

Une fois élu au poste de secrétaire général du Parti Bolchévique, Staline ne s'embarrasse plus de fioritures. Les chefs musulmans doivent soit rejoindre le parti, soit être éliminés. Mesures anti-musulmanes, purges, déportations et révoltes (14) se succèdent. La tactique du petit père des peuples semble infaillible. La création de répu-bli-ques musulmanes rendait impossible l'avènement d'une nation musulmane unique; les ulemas s'e-xilent; quelques réformes comme la distribution de terres permettent de rassurer la paysannerie et la bourgeoisie; les autorités font passer des me-sures anti-religieuses comme la suppression du kalym (15), de la polygamie et du port du voile. Progressivement, la politique sta-linienne à l'égard de l'Asie Centrale et du Caucase musulman gagne en horreur et en per-versité. Il s'agit de faire dis-pa-raître l'Islam, ceux qui le pratiquent et ceux qui, plus généralement, peuvent constituer un ob-s-tacle à la politique de Staline, même à l'intérieur du Parti.

Génocide kazakh, déportations et massacres de moindre ampleur, russification/soviétisation, des-truction de la culture musulmane, dé-koulaki-sa-tion, confiscation des récoltes pour nourrir les vil-les et l'armée, création de micro-nationalités et de langues factices, changement des noms mu-sul-mans des personnes et des lieux, exploitation é-co-nomique forcenée et plan quinquennal pour la liquidation des croyances religieuses: le peuple mu-sulman a ainsi été privé d'autonomie com-mer-ciale, de structures religieuses, sérieusement re-froi-di de toute velléité nationaliste et coupé de son passé. Le redécoupage de la carte géogra-phique du Caucase et de l'Asie Centrale devait à long ter-me déboucher sur l'avènement d'une grande com-munauté soviétique, peuplée d'homines so-viet-ici sans aucune référence ra-ciale, ethnique ou religieuse.




Ratukovski+Abdelkader le 22/04/2009
Le conflit russo-tatar

Staline, en se montrant impitoyable avec le peuple tatar, tout en ayant conscience du danger incarné par cette ethnie mongole, qui voulait réaliser l'u-ni-té des Musulmans, perpétue une hostilité atavi-que, inextinguible, entre Russes et Tatars, que la guerre pour Kazan avait symbolisé jadis. Origi-naires de la région de la Volga, ayant es-saimé en Asie Centrale et dans le Caucase, les Tatars ont été le peuple musulman le plus dyna-mique et le mieux doté d'une élite instruite. Très attachés à leur langue, leur culture et leur religion, ils sont doués pour le commerce et formaient une classe marchande puissante, trait d'union entre la Russie et l'Asie. Etant les plus instruits, ils jouent dès lors un rôle primordial dans le développement des idées panislamistes.

Ils comprennent très vite que l'existence et la flo-raison de l'Islam passent par la constitution d'un Etat tatar équivalant à l'Etat russe et rassemblant sous son drapeau toute la population musulmane de l'Empire, puis de l'Union. La destruction de Ka-zan avait été une catastrophe pour les Tatars. Ils n'avaient encore rien vu... La politique stalinien-ne à leur égard est le sommet dans l'art dou-teux d'exterminer les peuples. Après avoir fait miroiter la création d'une république regroupant les peuples tatars, l'Etat bolchévique décide l'op-posé, c'est-à-dire le fractionnement à l'extrême; une politique qui, d'ailleurs, toucha l'ensemble de la communauté musulmane. Entre 1924 et 1940, les Musulmans "se retrouvèrent divisés en 39 nations, nationalités et groupes ethniques, se-lon une procédure simple. Tout groupe ethnique susceptible de présenter quelques traits distinctifs devait connaître une promotion et accéder au rang de nation ou de na-tionalité" . Staline créa de toutes pièces avec force linguistes, historiens et ethnologues des mi-cro-nations, des langues et des histoires natio-nales. La république autonome tatare du Caucase fut promptement dissoute en 1944 sous prétexte de "collaboration avec les na-tionaux-socialistes et sa population déportée ou massacrée. Tout au long de son règne, le Géor-gien, plus grand-rus-sien que le Tsar, fit souffler la plupart du temps un vent de terreur sur les peuples du Sud et sur les Tatars en particulier.

Le leader soviétique avait compris que l'en-raci-ne-ment islamique défiait les axiomes du marxisme-léninisme et que, dès lors, un modus vivendi s'im-posait: dans les persécutions. L'Islam avait bien le droit de survivre, pensait Staline, mais de façon à ne plus représenter la moindre menace. En 1943, Staline et le Mufti d'Oufa concluent un accord, autorisant les Musulmans à constituer qua-tre "directions spiri-tuelles", soit des structu-res administratives reflé-tant un Islam enfermé dans une société en voie d'athéisation totale. Le rôle de ces "directions" est de préserver les mo-numents islamiques, de publier les écrits sacrés et d'inspirer, dans la me-sure du possible, certaines lois soviétiques.

Le fidèle n'a nul besoin de clerc dans la pratique de sa foi religieuse et peut donc exercer celle-ci hors des "directions spirituelles". L'incom-plé-tu-de de ces structures islamiques of-ficielles, le dis-cours anti-islamique répété à satiété et souvent con-crétisé par des actes hostiles à l'égard des fidèles ou des symboles (destruction de mos-quées, noms de lieux ou de sites sacrés bolché-vi-sés d'autorité) ont contribué, en réaction, à vivi-fier d'autres structures, plus profondément re-li-gieuses et remontant à l'époque perse, se don-nent pour mission de conserver les traditions po-pu-laires, de maintenir les liens unissant le peuple musulman à son passé, d'aménager un espace in-térieur étanche au totalitarisme bolchévique. Face à la politique de déracinement et de dépoliti-sation des masses musulmanes, pratiquée par les com-mu-nistes, les confréries soufies, après avoir con-nu quarante ans de déclin (entre 1880 et 1920), retrouvent leur place déterminante dans la vie des sociétés islamiques d'Asie Centrale et du Cau-ca-se. Ces confréries ont donné aux peuples islami-ques de l'ex-URSS des figures marquantes de guerriers, en lutte, successivement, contre les Mon-gols, les Tsars et les communistes. Mais les tariqats et leurs guides (murshid) ont surtout com-me mission essentielle de protéger l'identité islamique de conserver son authenticité. Face au stalinisme, au "Taghut", les confréries instaurent un double jeu, imparable: "Ceux qui pratiquent l'art de la taqiya s'assurent la vie en ce bas monde en adhérant au Parti communiste et celle dans l'au-delà en appartenant à une cellule clandestine soufie", explique un Musulman .




Ratukovski+Abdelkader le 22/04/2009
Du dernier voile au dernier communiste

Tandis qu'il était apprécié par les inoxydables de la gauche ouest-européenne, Khroutchev ne s'in-s-crit pas en porte-à-faux par rapport à la poli-tique des nationalités de son prédecesseur. La lutte an-ti-islamique se traduisit notamment pas la réacti-vation de l'Union des Sans-Dieu (18) et par la destruction des voiles par le feu en public. En 1959, on proclame la "fin de l'ère du voile", en brûlant une pièce d'étoffe censée être le dernier voile, lors d'une cérémonie à Boukhara. La so-vié-tisation politique, accompagnée de la russifi-cation linguistique, les actions multiples contre les écoles et les monuments de l'Islam, débou-chent sur une rupture du modus vivendi de 1943: les chefs religieux vont désormais soutenir les ré-voltes. L'arrivée de Brejnev inaugure une poli-ti-que plus ambigüe que jamais. Comme ces pré-dé-cesseurs du Kremlin, Brejnev détestait l'Islam mais avait bien compris que l'idéologie n'en vien-drait pas à bout et qu'avec de l'argent, on pouvait obtenir le soutien des dirigeants locaux. On rapa-trie certains déportés, on reconstruit Tachkent dé-vastée par un tremblement de terre, on réanime l'Islam officiel, on disculpe Tatars, Turcs, Kur-des et autres "crypto-fascistes". Il n'en demeure pas moins vrai que l'élément dé-terminant de la politique brejnevienne est la cor-ruption des strates dirigeantes, appuyée, au cours des années 70, sur le boom économique dû aux revenus du pétrole et du gaz naturel. Le "socialisme réel" de l'ancien maître du Kazakhstan est indissociable du phé-no-mène ma-fieux, ancré dans les couches économi-co-poli-tiques dirigeantes des républiques musul-manes. Les retentissants procès de la période de tran-si-tion post-brejnevienne, mondialement mé-dia-tisés, ont permis de mettre en évidence le scandaleux traitement infligé pendant des décennies de communisme à l'Asie Centrale et au Caucase et le de-gré de délabrement des institutions locales. Quant à la glasnost gorbatchévienne, elle nous a permis de jeter un regard sur les autres facettes terri-fiantes du monstre engendré par le maté-ria-lis-me quinquennaliste: désastre économique, social, sanitaire, écologique... Mieux: le réformisme enclenché par l'idole de l'Occident aura sans aucun doute comme conséquence l'avènement du... der-nier communiste!
Hvala http://foster.20megsfree.com/203.htm


Marmai Schlek me le 22/04/2009
Le peuple Cimmérien
Le mot Grec Kimméryi, peut-être emprunté à l'Hittite Kammara, désignait une contrée brumeuse et nordique. Il se retrouve dans son nom moderne : la Crimée. Ce qu'Hérodote appelle le Bosphore Cimmérien correspond à la presqu'île de Kertch. Peuple Indo-Européen qu'on estime de race Thraco-Phrygienne, venu de la Hongrie et de la Roumanie, il occupe peut-être la steppe Russe au nord de la Mer Noire dès 1200 avant JC. Les Cimmériens, appelés aussi Kymris ou Cimbres, peuvent être identifiés avec les fondateurs de la civilisation du Luristan. Ils se réunissaient périodiquement en amphictonies, comme le font les Lurs nomades aujourd'hui encore.
Les archéologues Russes les identifient avec les auteurs de ce qu'on appelle la civilisation des catacombes qui fut très importante dans la Russie du Sud. À cette civilisation succéda celle qu'on appelle la civilisation des tombes à charpentes (vers 1000-900 avant JC) attribuée à des peuples Proto-Scythes.

Leur expansion :
Entre 750 et 700 avant JC, selon le témoignage des historiens Grecs, complétés par la chronologie Assyrienne, ils sont dépossédés des steppes Russes par les Scythes. Face à cette invasion, les Cimmériens se déchirent : les nobles souhaitent résister semble-t-il, alors que le reste de la population choisit la fuite. La querelle dégénère en conflit armé qui s'achève sur une défaite des nobles. Une partie des Cimmériens dut alors semble-t-il se réfugier en Hongrie, le reste s'enfuit par la Thrace (d'après Strabon) ou par la Colchide (Hérodote) en Asie Mineure. Chacun de ces deux ensembles connaîtra un destin propre. Les Cimmériens qui ont choisi la fuite vers l'ouest traversent le continent européen et vers 517 avant JC. Ils franchissent le Rhin et envahissent le nord et l'ouest de la Gaule jusqu'à la Garonne. Par la suite, ils se fondent dans les tribus Gauloises.
Quant aux Cimmériens qui ont émigré vers l'est, vers 708, ils franchissent le Bosphore et prennent pied en Asie Mineure où, autour d'Héraclée et de Sinope, ils constituent un établissement permanent. De ce repaire, des bandes partent constamment au pillage des régions de l'intérieur. Car les Cimmériens ne sont pas à la recherche d'un territoire : ce sont des guerriers et des pillards qui vivent de rapine. Ils auraient ainsi envahi au VIIème siècle avant JC le royaume d'Urartu et celui des Mèdes avec qui ils ont une parenté ethnique et les mêmes divinités. Ils tardèrent pas à se heurter à la puissance Assyrienne. En 679, Assarhaddon écrase en Cappadoce le roi des Cimmériens Téouslipa.
Contenus de ce côté, les Cimmériens se retournent vers l'Asie Mineure occidentale où les royaumes de Phrygie, de Lydie, et les colonies Grecques du littoral ont de quoi tenter leurs convoitises. En Phrygie, ils remportent un succès complet. Battu par eux, le roi Midas s'empoisonne et son royaume s'éteint. Après cette victoire, ils se tournent vers la Troade et entamèrent la lutte contre Gygès, roi de Lydie.
Après la mort de Gygès en 652, personne en Asie Mineure ne fut plus capable de contenir les Cimmériens. De la côte d'Ionie aux portes de Cilicie, ils inondèrent le pays. À Sardes, les Cimmériens conquièrent la ville basse, mais ne purent emporter l'Acropole. À Éphèse, ils incendièrent le Temple d'Artémis. Les Cimmériens, d'une manière générale, échouèrent contre les villes fortes et durent se borner à ravager le plat pays. On les voit ensuite errer en Cappadoce et en Cilicie (vers 650) et enfin dans le Pont (vers 630).
Les Cimmériens continuèrent après la pénétration Scythe en Crimée d'y avoir des villages, voire des villes, comme Cimméric (près de l'actuelle ville de Kertch) et d'autres sur la rive droite du Dniepr.



Marmai+Schlek+me+ le 22/04/2009
Les Scythes
Les ancêtres des Scythes étaient de pacifiques agriculteurs jusqu’à ce que la domestication du cheval ne leur donne un autre point de vue. La supériorité du regard sur l’homme de la terre a rendu le Scythe plus fier, plus conquérant, plus violent… La culture des hommes-centaures s’est répandue de l’Asie mineur à la Mongolie. Bien que peuples différents d’une longitude à l’autre sur cette bande latitudinale, on retrouve partout des éléments culturels les réunissant. En particulier, le thème de la prédation dans l’iconographie de ces peuples, dans les somptueux décors de harnachement, décorés de monstres, scènes de chasse…

Ce peuple, constitué de plusieurs tribus, ne vivait que de l’élevage de chevaux, parcourant la steppe selon les saisons, pour que le troupeau ait de quoi se nourrir. Les hommes étaient durs entre eux, et fougueux sur le champ de bataille. La technique était d’attaquer l’ennemi en décochant des flèches, puis arrivé sur lui, de tourner bride et de décocher des flèches en se retournant sur sa selle. En conflit aux frontières de l’empire romain (limes), les Scythes perturbaient la technique romaine de l’attaque ordonnée, avec formation en tortue. Lors d’un conflit, les romains virent au loin une petite troupe de Scythes se diriger vers eux avec force cris. La troupe se rapprochant, ils les virent prendre une autre direction, semblant poursuivre quelque chose. Il s’avéra que les Scythes ayant aperçu un lièvre, lui avaient donné la chasse plutôt que de s’occuper de l’ennemi !

Redoutables guerriers, ils mirent sous leur coupe les villes grecques limitrophes de leur empire. Lorsqu’un ennemi avait déplu au combat, sa tête servait ensuite de récipient lors des beuveries. Tous les ennemis tués étaient, de toute façon, décapités car la distribution du butin se faisait par un décompte des têtes ramenées par chacun.



Franz le 29/04/2009
Merci pour ces commentaires documentés qui sont carrément IN-DIS-PEN-SABLES ! et qu'il faut prendre le temps de lire absolument.


Christian le 02/06/2009
ouai, c'est vachement intéressant, surtout le délire de Staline et les musulmans !