Publié le 28/03/2007 à 12:00 par lickitbackfanzine
Un bon roulement de batterie, une mélodie à l’orgue Hammond sur fond de contre-rythme : bienvenu dans l’album
Skylarking. Et le premier titre,
Where Should The Children Play avec ses percus et sa chaleur donne tout de suite le ton : il s’agit là d’une perle. Pour un amateur de vieux reggae c’est du pain béni. L’album est sorti en 1972 sur le label Studio One. Horace Andy a une voix particulièrement prenante, un côté aigu mais en même temps très très légèrement enroué, un timbre touchant, qui sait aussi descendre dans les graves. Attention, le temps de cette critique, on va essayer de quitter le naturel bourrin de Lick It Back et son penchant pour la grande poésie (« enfin l’aventure ! enfin les coups durs ! ») et on va tenter d'entrer dans la finesse d’un album plein d’émotion poils au fion (Franz, sors des bois et pose ta massue). On cause, on cause, et la première face est déjà bien entamée. Alors parlons du deuxième morceau :
Just Say Who. Le timbre si particulier de Horace Andy ressort vraiment sur ce titre dans l’ensemble un peu mollasson … mais pas soporifique (un des surnoms de l’artiste est « Sleepy » !). Horace Andy s’appelle en réalité Horace Hinds, (oui, il y a un réel lien de parenté avec Justin Hinds dont on parlera dans ces pages un de ces quatre). C’est Coxsone qui lui a attribué le nom de Andy, (à cette période, Bob Andy cartonne et les Paragons ne sont pas loin). Horace n’est pas vieux (je crois qu’il n’ pas encore la vingtaine) quand il pousse les portes du Studio One en 1970. Il n’en est pas à son premier coup d’essai dans la chanson, il a déjà sorti quelques morceaux dans un style rocksteady, mais n’a pas trouvé le succès. Il dira lui-même plus tard : « J’avais une voix mais je ne savais pas comment m’en servir ». Donc je reprends: il tente sa chance une première fois chez Cosxone avec un ami, début 70. Mais le duo ne marque pas les esprits … et il a la bonne idée de revenir seul et d’interpréter l’excellent
Got to Be Sure (qu’on trouve en dernière place sur cet album). Coxsone est emballé (il y a de quoi). Vraiment la soul américaine n’est pas loin de cette ambiance (chœurs, façon de chanter). L’album rassemble des tubes comme
Something on My Mind,
Love of a Woman (45t chroniqué quelque part dans Lick It Back fanzine),
Every Tongue Shall Tell (magnifique trombone). Pour les radios et les discothèques, le gros tube de l’album dont il existe quantité de versions est bien entendu
Skylarking et son sax obsédant (très bien repris par les Allemands de Engine 54 dont le premier album sera chroniqué d’ici peu). Pour ma part j’apprécie particulièrement
Don’t Cry, un ska assez tranquille avec une mélodie qui transpire la nostalgie. Mais il est vrai que tout est bon, on baigne dans une ambiance, un rythme, une orchestration, des mélodies imparables. On pourra noter aussi sur ce disque la très bonne version du tube planétaire
Mammie Blue (écrit je crois par le français Hubert Giraud). Ne reste plus qu'à remettre la première face et c'est reparti pour un tour ! Reggae, Soul, Ska, tout est lié.
On s'écoute
See A Man's Face avec cette super trouvaille à l'orgue ... "your heart is your heart"
Publié le 05/02/2007 à 12:00 par lickitbackfanzine
Cet album sorti en cassette est comme la photographie d'une période. Ce qui frappe tout d'abord à la ré-écoute de l'objet, c'est la qualité du son: un album vraiment pro avec un son excellent! Les musiciens n'étaient pas manchots ! C'est sorti en 1994 ou 1995, je ne sais plus exactement. La face 1 débute avec un instrumental assez rapide
Jumbo Jet et se poursuit sur les chapeaux de roues (de scooter) avec
All Right à l'accent franglais si particulier, avant d'aborder un rythme plus original à la Madness pour le titre
Who Am I qui donne son nom à l'album (la recherche de l'identité...thème qui colle parfaitement à la voix juvénile du chanteur). Voilà les paroles: "Tout p'tit tout était simple, j'étais le roi d'ma petite jungle, l'école là tout se gâte, j'étais le dernier en math, j'rêvais d'être un héros, je n'ai été qu'un blaireau, l'amour je cherchais sans cesse, je n'ai trouvé que détresse. I am walking on the road, the road of my life and I am talking to you asking who am I ? J'avais toujours plein d'idoles, je les prenais comme modèle, certains sont morts maintenant, les autres sont rentrés dans l'rang, je rêve d'un monde meilleur, où personne ne meurt, on doit pouvoir y aimer la personne dont on a rêvé." Sans détailler le tout, l'album était riche et varié: quelques titres en français, d'autres en anglais, des instrumentaux rapides, des reggae bien chaloupés, une pointe d'humour qui ne gache rien, bref, de bons souvenirs. Il y avait sur cette cassette un clin d'oeil aux mods avec le titre
Quadrophenia (cf le film) qui commençait ainsi: "Londres années 60, Jim fait partie d'une bande, il doit être mod" ...etc. ... Egalement sur la deuxième face, un morceau contre les Boneheads.
Mais assez de parlote, écoutons l'excellent "Monsterska":
"ces êtres de l'ombre se déchaînent dans ce sabbat puis à l'aube regagnent leurs tombent à l'heure où continue leur ska" !
Publié le 05/02/2007 à 12:00 par lickitbackfanzine
Les
NUTTY SKANKER étaient un groupe de ska du coin de Thionville au répertoire plutôt rapide . Une fois n'est pas coutume, il faut être éclectique, et même si Lick It Back n'est pas particulièrement attiré par ce type de ska, reconnaissons qu'à cette période il y avait peu de groupes dans l'Est, voire même dans l'héxagone, donc forcément.... Force était donc de se tourner vers l'Allemagne et son contingent de groupes (Busters, Skaos & Cie ... mais aussi Engine 54, Yebo etc. ...). Il fallait donc supporter et soutenir le peu de groupes qu'on avait chez nous: dans l'Est dans les années 90 (je parle pas de la décénie qui précède) il y avait les Skaferlatine de Metz, les Gangster All Star de Montbé, les Mister OCB (futurs Explorers) de Strasbourg, et les sympathiques Nutty Skanker de Thionville. J'ai eu l'occasion de voir sur scène à plusieurs reprises (dont un très bon souvenir à Thalange). D'excellents musiciens, le chanteur saxophoniste avait une voix assez juvénile mais très juste et les mélodies étaient recherchées, originales. L'orchestration était péchue, avec un sacré bon batteur. Le groupe s'est formé en 1992 autour des frères Fendt. Un titre sur une compile regroupant des groupes ska français a précédé cette cassette qui a été suivie d'un deuxième album en CD ce coup-ci. Un des membres du groupe animait aussi une émission ska à la radio avec un acolyte "fabriqué en Lorraine" ... Mais ça c'est une autre histoire.
On peut écouter un morceau du premier album: "Chicken Pie".
Publié le 05/02/2007 à 12:00 par lickitbackfanzine
EXCELLENT ALBUM ROCK (oui, c'est du rock, du punk ROCK). Le maître mot du disque est: ENERGIE ! Pas de répit à l'écoute de ce disque d'un très bon groupe qui n'en fait pas trop mais ça suffit largement, la recette fonctionne, allez y les yeux fermés. Je ne détaille pas les différents titres, c'est du tout bon, ça s'enchaîne fissa fissa, c'est assez court mais c'est bien, comme ça on le remet plusieurs fois de suite. Des paroles prenantes, une zique affutée, une pochette simple mais percutante, les Cortège ont bien assuré.
http://www.cortegelesite.com/Je vous propose d'écouter
Paris brule ! qu'on peut visionner sur le CD (vidéo sympa).
Publié le 05/02/2007 à 12:00 par lickitbackfanzine
Un moment déjà que cette compilation a vu le jour. Bonne sélection distribuée avec le feu fanzine ROCK'N'ROOTS n°6 dont le rédacteur Maître Follas avait un réel bon goût: le contenu du CD est à l'image du zine: éclectique - tout peut y avoir de l'intérêt. On aurait bien aimé un numéro 7 du coup ! Alors sur cette compile, on peut entendre 19 titres de rock intéressant. Rien d'insipide et si l'un ou l'autre titre accroche moins, c'est juste une question de goût. L'ensemble est bien ficelé. La pochette de l'objet est signée Grobert le Malfrat (qui participait également au zine), auteur de BD délirantes et surtout guitariste en son temps des ultra-déjantés de A BOMB.
La compile débute sur les chapeaux de roues avec les TOXIC KISS. C'est de la bombe. Allez voir ici ça vous donnera une petite idée:
http://www.novalis-impulse.com/site/toxickiss/home.htm
Sur ce CD également, on peut entendre au rayon ska-reggae une excellente reprise de Marcia Griffith "Feel Like Jumping" par les savoyards de B SOUL ALLSTARS.Toujours au rayon ska-reggae, un traditionnel alsacien interprété de mains de maîtres par les EXPLORERSZ, mais aussi les très bons PRESBYTARIANS de Strasbourg qui proposent 2 titres, dont l'un, intitulé "Rocksteady" est plutôt un ska velouté avec 2 belles voix de femmes. C'est enregistré au studio Riddim Village de Strasbourg qui excelle dans les prods reggae. "Violence", le deuxième morceau des PRESBYTARIANS est peut être bien le meilleur de la compile, c'est très entraînant, sans bavures, avec ce chant original qui rappelle un petit quelque chose des Specials/Selecters. Pour en savoir plus sur ce groupe, allez faire un tour ici:
http://crabs1972france.spaces.live.com/.
Sinon, qu'est ce qu'on retiendra d'autre ? La reprise des Clash par les BENNIE GORDINI WITH THE TEEN AXEL ARCHESTRA, le très sauvage KING AUTOMATIC (one man garage band) et aussi BLOODSHOT BILL (one man rockab-psycho band). S'il y a un truc qui arrache sur cette compile, c'est le morceau twist instrumental des DELTABONDS.
En écoute: les PRESBYTARIANS.
Publié le 02/01/2007 à 12:00 par lickitbackfanzine
La bière de Stakhanov ... celle qui réduit à néant "l'unité de la volonté" ... bref, "la terreur de masse" de mon foie !
Bientôt quelques nouvelles chroniques disques (mais que des vieux trucs bien sûr !)
En attendant, on va s'écouter NABAT.
Publié le 01/01/2007 à 12:00 par lickitbackfanzine
On sort le grand jeu avec "Rocksteady One" des
100-men dégoté sur une excellente compile cassette intitulée
Bongo A Go-Go), cassette audio élaborée et distribuée en son temps par le feu zine Skactualités number 8 (grand merci au passage à ce zine d'avoir éxisté ...). Le son est bon, le feeling rocksteady est là, sans trucages, témoignage de la qualité musicale du groupe. Pour être précis, c'est enregistré en concert à Limoge en décembre en 1995.
Publié le 23/12/2006 à 12:00 par lickitbackfanzine
Période de fêtes (pas pour tout le monde hélas), donc un morceau approprié: "Reggae Juk" des
One Hundred Men (un des premiers groupes 80's-90's à avoir fait du skinhead reggae, du ska 60's, du Trojan Reggae Style. Le morceau sorti en 45t (Champ Rds, 1994) a été enregistré en décembre 93 avec un micro unique, sur deux pistes. WOUAOU !!! Ambiance skinhead reggae revival.
Allez faire un tour ici pour voir le groupe en concert:
http://www.youtube.com/watch?v=6v1wJwx-BFA&mode=related&search=
Publié le 23/12/2006 à 12:00 par lickitbackfanzine
Pour l'occasion on va s'écouter les
100 men (un extrait de "Time Is Tight" sorti sur un flexi SKACTUALITES il y a quelques années (février 1995). 100-men: groupe anglais formé par des membres de Skin-Deep.
On écoute un EXCELLENT morceau qui est né le jour de l'enregistrement, en juillet 91. Pour la petite histoire, le morceau est le fruit d'un boeuf à la fin de la session studio, totalement improvisé, façon 60's (tous ensemble, une seule prise, pas de rajout par la suite) sur la base d'un titre de Booker T. & The MG's.
Publié le 13/12/2006 à 12:00 par lickitbackfanzine